Pénurie en farine dans le haut-Katanga: la société civile opte pour la sensibilisation agricole

sacs-farine-de-mais-au-depot-congomondeLa flambée du prix de la farine de maïs, provoquée par une pénurie de cette principale denrée alimentaire dans la province du Haut-Katanga, ne cesse de susciter des réactions allant dans tous les sens. S’exprimant sur cette épineuse question, le cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, se préoccupe de ce sujet et entend s’investir davantage, dans une campagne de sensibilisation de la population à la culture champêtre. Il s’agira en réalité d’une stratégie en vue de faire face à cette situation, qui frappe la province depuis plusieurs années, en matière de déficit de maïs.

A partir du mois d’avril 2017 débutera cette sensibilisation, chaque Haut-Katangais sera appelé à cet effet à se doter d’un lopin de terre, où il peut y exercer les activités de champs, principalement la culture du maïs. Cette campagne va ressembler en quelque sorte à ce qui se fait généralement dans le cadre de la sensibilisation à l’enrôlement ou aux élections.

Pour Madame Thérèse Safi, l’heure est arrivée pour que tous les fils et filles de la province apportent leur contribution dans le combat contre la faim, en investissant dans l’agriculture. « Il nous faut retourner au champ » a-t-elle soutenue, arguant que « la terre qui est en Zambie est la même que celle du Haut-Katanga, d’où la nécessiter de cultiver pour notre autosuffisance alimentaire ». Pour cet activiste de la société civile l’agriculture est la clef de tout développement. Toutefois elle plaide auprès de l’autorité afin de subventionner l’agriculture avec notamment les engrais.

Abondant dans le même sens, Monsieur l’Abbé Fortuné Mbayo, indique que ceci: « il n’est pas question de chercher de boucs émissaires en lien avec la flambée du prix de la farine ou la carence en cette denrée. Il fait remarque que toutes les années entre janvier et avril, ce problème se pose souvent avec acquitté ». «  Le plus important », souligne-t-il « c’est de réfléchir pour une solution durable, en recourant à la culture champêtre ». Parmi les voies de sortie de cette crise récurrente en farine de maïs, il estime que la sensibilisation de la population à l’agriculture surtout du maïs, pourra produire un impact positif en plus des villages agricoles disséminés à travers le Haut-Katanga.

Meek Lubandisha

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s