Haut-Katanga: bras de fer entre les villages Kipili et Kintu à la société Geniland

conflit-de-terre-villages-kipili-et-kintu-a-societe-genilandUn bras de fer oppose depuis plusieurs jours la Société Geniland Evolution aux populations autochtones des villages Kipili et Kintu, localités situées à 18 kilomètres de Lubumbashi dans le groupement Shindaika du secteur Bukanda, Territoire de Kipushi. La pomme de discorde n’est autre qu’un conflit de terre. Ces communautés locales dénoncent les tentatives de spoliation de leurs villages, alors que l’entreprise incriminée affirme détenir les titres de propriété.

En effet, les chefs des villages Kipili et Kintu s’insurgent contre l’expropriation visant à priver les ayants-droits de la jouissance de leur sol. Ils allèguent que depuis leur refus de signer en juin 2011 la convention de cession sur proposition de l’entreprise Geniland, ils sont victimes des arrestations arbitraires, des tracasseries de tous bords, des menaces et autres formes d’intimidations pour les affaiblir à abandonner la terre de leurs ancêtres. Ces notables et paysans insistent que leurs entités font partie du patrimoine culturel congolais, dès lors que leurs aïeux y ont vécu, cultivé et y sont enterrés. Ils s’opposent catégoriquement à toute manœuvre tendant à les faire quitter cette contrée. Au regard de ce qui précède, les autochtones exhortent les autorités compétentes de s’impliquer sans tarder dans ce dossier qui risque de dégénérer au point faire couler le sang.

Du côté de Geniland Evolution une entreprise de construction Sud-Africaine, c’est un tout autre son de cloche qui se déclenche. Pour l’avocat conseil de cette compagnie, il fait remarquer que Kipili et Kintu sont de prime à bord de familles et non pas des villages en tant que tels comme ils les prétendent. Maitre Hubert Tshiswaka souligne que Geniland qui a un projet de construction de maisons dans sa concession, dispose bel et bien de tous les titres lui donnant qualité de jouir de cet espace. Il indique que Geniland l’a consulté en sa qualité d’expert en droits de communautés locales et qu’il a conseillé à la compagne d’écouter dans la mesure du possible les revendications de cette population, quoi que ne constituant pas de grandes communautés.

Ce conflit vieux de 5 ans, n’a fait que trop durer. Face à la préservation du climat social troublé jusque-là, une solution à l’amiable dans l’intérêt de parties en conflit s’avère indispensable.

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