RDC: le métier d’enseignant  d’hier à aujourd’hui

enseignants congolaisLa  République Démocratique du Congo, célèbre chaque 30 avril, la journée de l’enseignement national. Cette commémoration donne généralement lieu à des manifestions à travers le pays, ce jour permet de faire un diagnostic de l’état de lieu de l’enseignement congolais, au moment où  le d’aucuns jugent  que l’éducation en RDC est en perte de vitesse. C’est ici l’occasion de s’interroger sur l’avenir de la profession d’enseignant, surtout quand on sait qu’il y a de cela quelques décennies, ce métier était l’un de plus convoités, mais hélas à ce jour vue la situation de  précarité dans laquelle les éducateurs se retrouvent,  ce travail n’impressionne plus personne.

A ce siècle présent la problématique de valorisation du métier d’enseignant se pose avec acquitté. Point n’est besoin de rappelé les maux qui rongent actuellement le secteur éducationnel congolais. Tenant compte de la réalité de terrain, tout porte à croire de la baisse du niveau de l’enseignant; à ce stade  nombre de raisons méritent d’être brandies, et au banc des accusés on cite: le gouvernement, les opérateurs éducationnels, les parents, ainsi que les élèves. Ce secteur moteur pour l’avenir de tout un pays ne rassure plus la communauté, le manque de qualification pour le personnel enseignant concourt à la dégradation de l’éducation,   nombreux enseignants se retrouvent dans cette profession par faute de mieux, les élèves les plus doués pour la relève estiment n’avoir pas des places  dans un bateau qui chavire.

Dans la société congolaise, à une certaine période, les enseignant étaient les mieux payés,  ce métier connaissait alors de l’engouement, il suffisait par exemple qu’un enseignant se pointe dans une famille pour demander la main d’une fille, pour voir comment il était accueilli avec empressement  au regard de son statut; aujourd’hui l’on a renversé la vapeur en accordant peu de respect aux enseignants, eu égard à leurs conditions de vie.

L’espoir certes est permis, mais des efforts conséquents doivent être déployés à cette fin. L’enseignement est un métier d’élite, au-delà de la volonté des reformes initiées par les autorités de l’EPSP, les moyens doivent suivre. Ceux qui sont appelés à devenir enseignants doivent suivre des formations dans des établissements appariés qui sont les ISP le cas de la RDC. L’amélioration du salaire de l’enseignant est l’une des conditions sine qua non pour relever le défi de la décente aux enfers  qui menace le système éducatif congolais.

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