Le contrat de travail choque les employeurs !

Ccontrat de travailComme dans toute la République démocratique du Congo, la problématique de contrat de travail ronge également le secteur d’emploi au Katanga.

Ce document fondamental relie employé et employeur.
Mais il n’est pas détenu parbon nombre des travailleurs à Lubumbashi, surtout en ce qui concerne les entreprises du secteur privé. La plupart des travailleurs exercent sur des périodes qui dépassent largement les 6 mois de rotation ou essaie prescrits par le nouveau code de travail en République démocratique du Congo, sans jamais signer officiellement de contrat avecleurs employeurs. En son article 7, le code de travail définit le contrat de travail comme étant « toute convention, écrite ou verbale, par laquelle une personne, le travailleur, s’engage à fournir à une autre personne, l’employeur, un travail manuel ou autre sous la direction et l’autorité directe ou indirecte de celui-ci et moyennant rémunération». Ce document précise en outre la durée des prestations, leurs natures, la rémunération, bref, les obligations de chacune des parties sous engagement.
Bon nombre des travailleurs œuvrant à Lubumbashi n’ont jamais signé de contrat avec leurs patrons, soit parce que
ce dernier évite les exigences de la loi qui veulent que le travailleur soit placé sous des bonnes conditions, soit encore le travailleur lui-même par ignorance de droits ou carrément de peur d’être viré s’il insiste sur la question. Quoi qu’il en soit, la loi prévoit que « La prolongation des services au-delà de la durée d’essai maximale entraîne automatiquement la confirmation du contrat de travail». Et l’on assiste dans la plupart des cas à des contrats de travail attestés sur cette forme. Ce qui apparait comme une contrainte aux parties contractantes. A en croire certaines organisations syndicales, la question
de la signature du contrat est pour beaucoup d’employeurs, un sujet « sensible ». A qui profite alors la signature d’un contrat de travail ? À cette question l’on est prêt à affirmer que c’est une garantie nécessaire de droit pour l’employeur et l’employé. Mais la réalité telle qu’énoncée est loin d’être perçue de la même façon sur terrain.
Ces cinq dernières années, plusieurs manifestations ont été enregistrées à travers la ville par des travailleurs, en majorité, ceux des entreprises détenues par des actionnaires expatriés, autour de la problématique du contrat de travail. Ces manifestations ont souvent débouché à une suite non favorable sur ce point, à des promesses non tenues. Les spécialistes en législation du travail notent que les travailleurs eux- mêmes ne sont souvent pas unis sur cette revendication. Divisés sur des termes d’arrangements financiers avec la hiérarchie-employeur. Malgré
des multiples appels au strict respect du code de travail par les parties, la réalité de meure têtue et assez nuancée.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s